Accueil Date de création : 24/04/08 Dernière mise à jour : 25/01/12 05:31 / 162 articles publiés

Le marchand d'allumettes (sculture en argile - 1983)  (scultures) posté le mercredi 25 janvier 2012 05:31

Blog de atelierpb6 :...urban stroll..., Le marchand d'allumettes (sculture en argile - 1983)

Cette sculture m'a été inspirée par un tableau du peintre allemand Otto Dix qui, traumatisé par son expérience de la Grande guerre, va retranscrire dans son oeuvre sa vision très crue et désenchantée du monde. Fondateur du groupe de la « Nouvelle objectivité otesques », qui incarnent une société meurtrie et décadente.

Dans Le marchand d'allumettes, Dix reprend la thématique de l'ancien combattant meurtri dans sa chair, mais il ajoute une dénonciation de la société allemande de l'après-guerre. La vie a repris son cours, laissant de côté ces hommes détruits, obligés de mendier pour survivre, invisibles au milieu d'un foule qui ne se rend pas compte de leur présence (dans le tableau, les passants ne sont que des jambes, anonymes, qui passent sans s'arrêter). Personne n'entend plus ce « héros », qui s'est battu pour la patrie : de sa bouche sort un flot d'écritures illisibles, comme si ses paroles ne voulaient plus rien dire. Et, comble du mépris, un chien lui urine dessus, comme s'il n'était qu'un vulgaire lampadaire...

Professeur à l'Académie des Beaux-arts de Dresde à partir de 1927, Otto Dix doit quitter son poste après l'arrivée au pouvoir des nazis, qui considèrent son travail comme de « l'art dégénéré ». En 1938, il est arrêté par la Gestapo et emprisonné quelques temps. En 1939, une grande partie de ses oeuvres sont détruites par les nazis.Après la guerre il poursuit sa vie en peignant des paysages, se tenant à l'écart du monde artistique.

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A la claire fontaine ......(acrylique sur toile 80 x 60 cm)  (nus) posté le dimanche 22 janvier 2012 10:51

Blog de atelierpb6 :...urban stroll..., A la claire fontaine ......(acrylique sur toile 80 x 60 cm)

Dans l'eau de la claire fontaine
Elle se baignait toute nue
Une saute de vent soudaine
Jeta ses habits dans les nues

En détresse, elle me fit signe
Pour la vêtir, d'aller chercher
Des monceaux de feuilles de vigne
Fleurs de lis ou fleurs d'oranger

Avec des pétales de roses
Un bout de corsage lui fis
La belle n'était pas bien grosse
Une seule rose a suffi

Avec le pampre de la vigne
Un bout de cotillon lui fis
Mais la belle était si petite
Qu'une seule feuille a suffi

Elle me tendit ses bras, ses lèvres
Comme pour me remercier
Je les pris avec tant de fièvre
Qu'ell' fut toute déshabillée

Le jeu dut plaire à l'ingénue
Car, à la fontaine souvent
Ell' s'alla baigner toute nue
En priant Dieu qu'il fit du vent
Qu'il fit du vent...

 

Georges Brassens

 

Claire fontaine
Cette chanson, optimiste, est sans doute une variation sur le thème de la chanson folklorique "A la Claire Fontaine", qui est plutôt triste ("J'ai perdu mon amie, J'ai le coeur à pleurer").
Noter que l'ancien sens de fontaine était simplement "source" (cf. Fontaine de Vaucluse). Il s'agit donc d'une vasque naturelle et champêtre, et non pas d'une fontaine publique ou d'ornement, endroits où d'ordinaire on évite de se baigner, sauf canicule ou biture grave.

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Mélusine (acrylique sur toile 60 x 80 cm)  (Poésie / Peinture) posté le lundi 02 janvier 2012 02:36

Blog de atelierpb6 :...urban stroll..., Mélusine (acrylique sur toile 60 x 80 cm)

Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps,
Le beau temps me dégoûte et me fait grincer les dents,
Le bel azur me met en rage,
Car le plus grand amour qui me fut donné sur terre
Je le dois au mauvais temps, je le dois à Jupiter,
Il me tomba d'un ciel d'orage.

Par un soir de novembre, à cheval sur les toits,
Un vrai tonnerre de Brest, avec des cris de putois,
Allumait ses feux d'artifice.
Bondissant de sa couche en costume de nuit,
Ma voisine affolée vint cogner à mon huis
En réclamant mes bons offices.

"Je suis seule et j'ai peur, ouvrez-moi, par pitié,
Mon époux vient de partir faire son dur métier,
Pauvre malheureux mercenaire,
Contraint de coucher dehors quand il fait mauvais temps,
Pour la bonne raison qu'il est représentant
D'une maison de paratonnerre."

En bénissant le nom de Benjamin Franklin,
Je l'ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins,
Et puis l'amour a fait le reste!
Toi qui sèmes des paratonnerres à foison,
Que n'en as-tu planté sur ta propre maison?
Erreur on ne peut plus funeste.

Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs,
La belle, ayant enfin conjuré sa frayeur
Et recouvré tout son courage,
Rentra dans ses foyers faire sécher son mari
En me donnant rendez-vous les jours d'intempérie,
Rendez-vous au prochain orage.

A partir de ce jour je n'ai plus baissé les yeux,
J'ai consacré mon temps à contempler les cieux,
A regarder passer les nues,
A guetter les stratus, à lorgner les nimbus,
A faire les yeux doux aux moindres cumulus,
Mais elle n'est pas revenue.

Son bonhomme de mari avait tant fait d'affaires,
Tant vendu ce soir-là de petits bouts de fer,
Qu'il était devenu millionnaire
Et l'avait emmenée vers des cieux toujours bleus,
Des pays imbéciles où jamais il ne pleut,
Où l'on ne sait rien du tonnerre.

Dieu fasse que ma complainte aille, tambour battant,
Lui parler de la pluie, lui parler du gros temps
Auxquels on a tenu tête ensemble,
Lui conter qu'un certain coup de foudre assassin
Dans le mille de mon coeur a laissé le dessin
D'une petite fleur qui lui ressemble.

 

L'orage

Georges Brassens


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Formatage...(huile sur carton) - 1984 -  (Expression salariale) posté le vendredi 30 décembre 2011 10:16

Blog de atelierpb6 :...urban stroll..., Formatage...(huile sur carton) - 1984 -

Quand la machine est en panne
Que le coeur déraille en masse
La réparation dépanne
Sans détruire le mal fugace

Rien de tel qu’un formatage
Pour débugger à jamais
Les virus en archivage
Se propageant désormais

La réfection n’est qu’image
Cachée dans le processeur
La solution de vidage
Est le formatage du coeur

Valérie S.

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Ménade parisienne (acrylique sur toile 61 x 46 cm)  (portrait) posté le mercredi 28 décembre 2011 12:39

Blog de atelierpb6 :...urban stroll..., Ménade parisienne (acrylique sur toile 61 x 46 cm)

Mais ni le thyrse ni la pierre n'atteignirent l'aède. Saisies de frénésie, les Ménades se mirent l'une après l'autre à ramasser et à lui jeter des pierres, et sous leurs cris la chanson d'Orphée faiblit. C'est seulement alors que les pierres atteignirent leur cible, prenant la couleur de son sang. Il cessa de chanter et il cessa de vivre. Quant aux Ménades, tout à leur oeuvre démoniaque, elles massacrèrent aussi les animaux, encore sous le charme, qui entouraient Orphée.

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